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Extraits de L’INCENDIE : Histoire d’un fléau et des hommes du feu

Par Michel VERNUS

Publié par Editions Cabedita 2006 – 190 pages

 

« Pour sa part Pontarlier a dû payer un lourd tribut aux malheurs des guerres. Si en 1336, la ville a brûlé, incendiée au cours d’une guerre contre le duc de Bourgogne, dans le siècle suivant en 1475, mille trois cent Suisses entrés dans le Comté, pillent et brûlent à nouveau la cité, ; le désastre se renouvelle en 1639 en raison des feux allumés les 20 et 23 juillet par les Suédois de Weismar, au cours d’un épisode particulièrement dramatique de la guerre de Dix Ans.

Mais des incendies accidentels plus ou moins graves, et qui ne doivent rien aux guerres et à la folie des hommes, ont également ravagé la ville. Ainsi , le 27 janvier 1656, un incendie gagne-t-il la Grande rue, du couvent des Annonciades à la Porte St Pierre. Les archives de l’hôtel de ville brûlèrent. Pour lutter contre le fléau, l’administration communale, au lendemain de cette catastrophe, créa un guet. Celui-ci fut installé au haut de l’église Saint Bénigne. Le guetteur y était logé de façon fort exiguë dans le clocher.

En dépit de cette mesure, une autre grave catastrophe se produisit pendant la nuit du 3 au 4 octobre 1680. Cette fois, l’incendie s’étendit dans la rue Morieux et gagna également la Grande Rue. A la suite de quoi, le Conseil de Ville dut organiser une distribution de bois d’œuvre en faveur des incendiés pour qu’ils puissent rebâtir leurs maisons.

Les villages alentours n’étaient pas d’avantage épargnés. A Levier, par exemple, un incendie en 1504 détruisit la charte de 1378 qui réglait l’usage des bois concédé par les sires de Chalon. »

 

« Pas un village, pas un bourg, pas une ville de Franche Comté, qui n’ait été épargné par ce fléau. Catastrophes d’ailleurs à répétition. Ainsi, à Sombacour, village du val d’Usier, dans la nuit du 21 au 22 août 1776 « le feu du ciel tomba sur une maison… et l’enflamma d’une manière si prompte qu’incontinent l’incendie se porta aux maisons voisines. Seize familles furent victimes de la catastrophe, or douze ans auparavant le village avait déjà éprouvé un malheur à peu près semblable. »

 

« parmi les grands incendies du siècle, il y a eu celui de Pontarlier, le 31 août 1736, où les deux tiers de la ville furent détruits, suite à des travaux sur le dôme de l’église, où dans des braseros des ouvriers entretenaient des feux pour faire rougir un fer à souder. Le vent attisa les brandons qui se répandirent dans la charpente et, de là, le feu gagna de proche en proche. » ….

 

« Pontarlier de son côté », en 1751, sur les recommandations de l’intendant, achète une pompe à Nicolas Thilleraye, constructeur de Rouen. Et l’année suivante le Conseil de Ville procède à la formation d’une compagnie de garde feu. »

 

DE LA NECESSAIRE SOLIDARITE A L’ASSURANCE

 

« Prenons l’exemple de Pontarlier après l’incendie de 1736. dès le lendemain du sinistre, sous l’impulsion du Conseil de Ville, une organisation destinée à réagir face à la catastrophe se mit en place.

On dressa assez vite l’état des pertes, soit 1.533.163 livres, en même temps que la liste nominative des sinistrés et leurs demandes de secours. Une commission fur créée par le Conseil de Ville, composée de personnalités parmi lesquelles le président de la chambre des Comptes, Leboeuf, le curé Colin de Notre Dame, le sub-délégué Blondeau … »

Cette commission a eu  pour tâche d’organiser les secours et surtout de veiller à la délicate distribution des aides évaluer la justesse des demandes, éviter les détournements frauduleux. Les secours consistèrent essentiellement en don de bois pour la reconstruction, en secours en argent ou en grains. On distribua également de la soupe aux incendiés. Dans le même temps, dans l’urgence, il était nécessaire contre les vols qui avaient lieu soit pendant l’incendie, soit après. A cette fin, la publication d’un monitoire fut demandé à l’archevêque, de manière à démasquer les délinquants.

Pour venir au secours des victimes, il était nécessaire au plus vite de susciter l’émotion et d’organiser es collectes. Pour cela, il fallait lancer des appels au secours, et à cette fin envoyer des émissaires et des courriers. A Pontarlier, le doyen de Varesco fut chargé par exemple d’envoyer dans la province quatre ecclésiastiques pour recevoir des collectes effectuées. La famille royale, Messieurs de Berne, pour leur part, enverrons des sommzes importantes. L’Université offrit200 livres, ainsi que l’archevêque.

Ensuite, il était temps de songer à la reconstruction. La pose de la première pierre pour la reconstruction générale par M de Vanolles, l’intendant, aura lieu seulement le 25 juin 1737, une bonne année après le sésastre. »

 

« Le magistrat de Besançon vota 600 livres pour venir en aide à Pontarlier en 1736… »

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