Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 16:00
Chapelle-Niai-Nion-1.jpg

A la lisière de la forêt, entre Dommartin et Vuillecin, se dresse une modeste chapelle. Elle porte un nom étrange : Niai Nion ou selon la carte de la région : Gnégnon. De cet endroit la vue s'étend sur la Chaux d'Arlier, Pontarlier et les hauteurs du Larmont. Tout est calme, favorable au recueillement, mais dans un passé lointain cet endroit fut le théâtre d'évènements douloureux.
En effet, en 1636, la peste noire dévasta la contrée et multiplia les terres dans les cimetières dits des Bossus. Par crainte de la contagion, les malades de Dommartin, Houtaud et sans doute Vuillecin, étaient conduits, à quelques centaines de mètres du village, dans un val étroit abrité par la forêt, à proximité d’une source. Une personne originaire de Bannans, Jeanne Laignier, se fit bénévolement leur infirmière. Hélas ! à son tour elle fut atteinte par la terrible maladie et répétais tristement en patois : « lai soigni lès autres et niai nion pou m’soigni ! » c'est-à-dire : « j’ai soigné les autres et je n’ai personne pour me soigner ». Niai nion, je n’ai personne, est devenu le nom de chapelle. Jeanne Laignier rejoignit dans le cimetière les 120 pestiférés qui y furent enterrés. Une dalle de pierre indique l’endroit de la sépulture. L’inscription qu’elle porte n’est plus guère lisible, mais au début du siècle, on y distinguait encore : Jeanne Laignier, décéda le 8 septembre 1636. Détail surprenant : depuis plus de trois siècles, jamais l’herbe n’a recouvert cette dalle et les habitants de Dommartin-Houtaud considèrent Jeanne Laignier comme une sainte. A la suite de ces évènements, les habitants de la paroisse décidèrent de construire en cet endroit une chapelle dédiée à la Sainte Trinité et d’y placer les statues de St Roch et de St Sébastien que l’on invoque contre les maladies contagieuses, notamment la peste. La chapelle et le cimetière sont entourés d’un mur en pierres sèches et protégés par de grands arbres.
De temps immémoriaux, les paroissiens de Dommartin se rendent en procession à Niai nion, le dimanche de la Trinité. C’est pour eux l’occasion de méditer sur l’héroïsme de Jeanne Laignier qui témoigna par son sacrifice « qu’il n’est pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime ».

 Chapelle Niai Nion-2

Extrait du livre "histoires et traditions du Doubs"

Titre

Histoires et traditions du Doubs

Auteur

Union des amis et usagers du Crédit agricole mutuel pour la protection de l'environnement (Besançon)

Éditeur

" Univers, 1982 "Univers" ([Besançon] (11, Av. élisée Cusenier, 25003, cedex))

Repost 0
1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 18:16
ce temple était situé rue des Remparts, derrière l’actuelle imprimerie Cannelle. Inauguré le 27 août 1844, il est utilisé jusqu'en 1972, puis il est exproprié et démoli par la ville en 1976.


je recherche des photos de la façade
Repost 0
26 juillet 2009 7 26 /07 /juillet /2009 18:32


La Chapelle Notre-Dame de l’Espérance - Elle va être la reine de cet été, cette petite chapelle du XIXe siècle consacrée à Notre-Dame de l’Espérance. Touchée par la foudre en 2005 au cours d’un violent orage elle avait été quasiment décapitée en perdant la statue de la Vierge qui la couronnait. La statue avait été brisée en plusieurs morceaux. Une nouvelle statue réalisée par des ateliers de Frasne devrait être remise en place dans le courant de l’été. Comme toute la presse en parlera sans doute abondamment, contentons-nous de rappeler que cette chapelle avait été construite en 1861 à l’initiative de Férréol Lallemand (curé de l’église Saint-Bénigne à Pontarlier de 1848 à 1870) pour remercier la Vierge d’avoir entendu les prières des Pontissaliens et d’avoir pu éloigner de Pontarlier une dangereuse épidémie de choléra qui avait déjà durement touché d’autres villes et villages comtois les années précédentes.

Alors, plutôt que de vous parler une nouvelle fois de cette chapelle, je préfère vous inviter à regarder le paysage depuis la petite colline – le mont Molar - sur laquelle est perchée cette chapelle Notre-Dame de l’Espérance. La vue sur l’ensemble de la ville est magnifique et fort intéressante : on y voit le Pontarlier primitif se développer autour de la vieille église Saint-Bénigne ; ce premier habitat est serré, tassé, densifié à l’intérieur des anciens remparts tandis que les extensions plus modernes, aérées, partent à la conquête de tous les espaces libres ; la ville s’est étendue, d’abord sur ses deux faubourgs, puis sur les pentes des Pareuses, au-delà de la gare et enfin sur toute la plaine de l’Arlier. L’église Saint-Bénigne, l’hôpital, le Doubs, tous les bâtiments qui entourent la place Villingen-Schwenningen…, les lacets qui partent à l’assaut du Larmont…, puis, au loin, les villages de Doubs, Houtaud…

Lors de la construction de cette chapelle la découverte de plusieurs objets mérovingiens et carolingiens (épées, fers de lance…) et l’identification de fossés, confirmait la présence d’une fortification à cet endroit. Les historiens locaux attestent sa présence au XIIe siècle : elle aurait été construite, peut-être, par un des sires de Joux pour assurer la protection de Pontarlier. Mais on ne sait rien de précis de cette fortification sans doute détruite avant le XVe siècle lors d’un conflit. Elle pourrait aussi être plus ancienne et dater du Haut-Moyen Age voire de l’Age du Fer ! Sans doute s’agissait-il de fortifications de bois sous forme de palissades élevées sur une butte de terre. Y avait-il des habitations, de quel type, peut-être une sorte de donjon précédé d’une basse-cour d’accueil, qui habitait ici, quels étaient les rangs et les fonctions de ces premiers châtelains, cette première fortification a-t’elle précédé la construction du château de Pontarlier, les deux structures se sont-elles partagé la sécurité de la ville… ? Autant de questions qui resteront sans doute longtemps sans réponse précise mais qui font le lien avec les collections archéologiques protohistoriques, mérovingiennes et carolingiennes du Musée de Pontarlier.

En regardant le paysage qui s’ouvre devant nous depuis cette colline, on comprend très vite l’importance stratégique de l’endroit : d’ici on peut observer tous les mouvements éventuels sur une très grande distance, communiquer avec les villages voisins (par feux par exemple), et donc assurer la protection et la sécurité de la population du petit Pontarlier primitif et éventuellement des villages alentours, en accueillant hommes, femmes, enfants (et peut-être animaux ?) en cas d’alerte.

La chapelle a remplacé l’ancien château ; tous deux veillaient sur Pontarlier, chacun à sa façon. Aujourd’hui, on peut toujours venir chercher ici le réconfort, mais aussi admirer le paysage et apprécier le calme quand montent de la ville les bruits de la vie quotidienne, quand le temps semble s’être arrêté sur ce bout de colline témoin de peurs millénaires, si proches, tellement humaines. Invasions, guerres, épidémies, l’histoire se répète, indéfiniment, inlassablement.

Joël GUIRAUD

 

Lettre des Amis du Musée

http://www.admdp.com/web/presenta/let_ver.htm










Repost 0
13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 15:21

Avec de nombreux hectares de terrain boisé, Pontarlier est aussi une commune forestière. C'est à l'intérieur de l'une de ces fôrets que se dissimule l'oratoire du Pas de la Vierge.
La légende veut que la Sainte Vierge, épargnant la cité du violent incendie de 1675, laissa l'empreinte de son pied sur une pierre.

Repost 0

Présentation

  • : Le blog de Pontus
  • Le blog de Pontus
  • : Pontarlier (Doubs) un historique de la ville du début du XIX jusque vers le milieu du XX siècle ses monuments municipaux, religieux, industriels, militaires, ...
  • Contact

Texte Libre

Des images et des commentaires proviennent du NET au fil de mes recherches.
Ils sont en principe libres de droits.
Si toutefois ce n'était pas le cas je les supprimerais immédiatement.


merci de m'en informer

mes recherches

je souhaite retracer dans ce blog :
     - l'historique des bâtiments municipaux, religieux, industrels, "bourgeois" de la ville de Pontarlier en y associant à chaque fois les conséquencs sur la population locale.
     - l'historique de la vie militaire et les conséquencs sur la population locale.
     - l'historique des distilleries d'absinthe installées sur Pontarlier et sa région immédiate et les conséquencs sur la population locale.
     - les inventaires dans les villages environnants.